Arête des 15 Gendarmes d’Alba, Pic Mir, Delmas, Sayo, Cordier et Bondidier

 

A la recherche des grandes arêtes pyrénéennes et ayant déjà parcouru la Salenques Tempêtes, celle d’Alba, située en face, méritait une visite.

Après une longue route pour rejoindre Banos de Benasque et un bivouac dans la voiture, nous débutons avec Samuel tôt le matin la remontée du Vall de Alba, direction la brèche de Alba. Celle-ci est assez petite et une plus grande au sud-est attire le regard. Depuis le nord, les deux sont accessibles, mais la descente versant sud est bien plus préférable par la petite.

Avec trois topo différents en main, nous attaquons l’arête depuis la brèche, mais rapidement nous nous perdons dans les explications, la réalité ne colle pas. Pour descendre à la seconde brèche, les topos évoquent un rappel alors qu’il suffit de désescalader très facilement. Au fond de la brèche, un mur en face, lecture du topo (François Laurens, Sommet des Pyrénées): « traverser côté nord jusqu’à un mur raide taillé de deux fissures parallèle, le franchir (IV+ pénible, 1 piton en place) ». Bon, il y a des pitons en bas et le mur est bien zebré de deux fissures. J’essaye, c’est dur, je laisse la place à Samuel, il réussi péniblement à grimper quelques mètres, il descend, je prends le relais aidé des protections qu’il a déjà posé et arrache encore trois mètres pour arriver sur une terrasse.

Une vielle sangle et un friends coincés dans une des fissures montrent que nous ne sommes pas les seuls à être passés là mais je ne vois absolument aucun échappatoire là haut. Nous n’avons plus de doute, ces failles ne sont pas en IV et là haut c’est pire, on redescend, on est claqué, on va rejoindre Alba par la voie normale. De retour, on découvrira qu’il fallait poursuivre depuis la brèche par la droite, par des vires herbeuses déversantes très peu engageantes.

Du sommet de Alba, nous descendons au Gendarme d’Alba (ou Aiguille d’Alba), escalade rigolote sur la fin et rappel pour descendre. Retour au sommet principal où une desescalade cairnée permet de rejoindre le coté sud. Bivouac tout confort sur du sable bien plat.

Le lendemain, nous gravissons les 3 sommets suivants de Alba (Incisive Oriental, Dent, et Muela) et continuons l’arête qui mène au Pic Mir. Petit détour avant par la Pointe Delmas et retour à la brèche séparant les deux pointes de Mir, le véritable sommet étant de l’autre coté. Le GPS indique « Paso de Hombros ». Hmm ? Pas beaucoup de prise sur ce machin… On enfile les chaussons, je m’y colle, mfff, ça passe, c’est étonnant comme passage. Au retour, on verra que ces 4 mètres sont apparement cotés V+/6a.

Balade sur l’arête jusqu’au Pic Cordier en passant par Sayo. On remet à plus tard le Pic du Col de la Rimaya, pourtant l’arête AD est parsemée de gros bloc du plus bel effet. Nous descendons rendre visite au Bondider et à son antécime puis retour à la voiture par le vallon de Creguena (long).

 

 

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